Posted in Bien-être Sport

Thomas

Thomas Posted on 7 février 2020Leave a comment

Notre rencontre avec Thomas s’est déroulée de la façon suivante : en discutant avec un adhérent de notre salle de sport , le sujet a tourné autour de l’hygiène de vie pour en arriver à évoquer le problème de santé d’Olivier qui venait d’avoir un infarctus.

A son départ, Thomas, qui effectuait un remplacement de responsable de salle, et qui se trouvait à proximité, entendant cette conversation, nous a abordés.

Nous avons continué à évoquer le même sujet, et lui avons présenté notre blog. Nous avons trouvé dans son discours beaucoup de similitudes avec les différents sujets développés dans le blog.

Quelques semaines plus tard, nous l’avons retrouvé dans sa salle attitrée et nous avons échangé à plusieurs reprises .
Son approche simple et ouverte de la vie et son authenticité nous ont donné envie de vous le faire connaître à travers l’entretien qui suit .

1. Peux-tu te présenter un peu à nos lecteurs ?

J’ai 40 ans, je suis né à Strasbourg et j’ai un garçon de 10 ans.
Le sport a toujours fait partie de ma vie, entre autre la planche à voile, le surf, la course à pied et le snowboard particulièrement en freestyle.

2. Ton parcours ?

Je suis resté à Strasbourg jusqu’à l’âge de 22 ans, j’ai fait des études en BTS « action commerciale », notamment à Paris. J’ai décroché un travail chez un distributeur de skate, puis j’ai ouvert une boutique à Aix-en-Provence, autour du skate, de la glisse. Au bout de 4 ans, l’aventure s’est arrêtée et j’ai commencé à bourlinguer dans la France entière , en Europe, à travailler dans des foires, en tant que démonstrateur .

Vers l’âge de 30 ans, j’ai rencontré la mère de mon fils, et on s’est installé dans la région sud est.

3. Comment et pourquoi en es-tu arrivé là aujourd’hui ?

A 35 ans environ, ma compagne et moi nous sommes séparés. LE travail était la cause de ma séparation, j’avais beaucoup de mal à me couper de mon travail. Lorsque je m’en suis aperçu c’était trop tard.

Ce fut une période difficile, où suite à la perte de cet amour, j’ai quitté mon emploi, et suis rentré dans une période de « repli sur soi », de recentrage où j’ai décidé de m’écouter, de ne faire que ce dont j’avais envie.

Je me suis isolé dans une maisonnette en bord de mer, où je pratiquais le surf, la planche, j’allais courir dans la colline à côté, « vivre avec les éléments » sans pression, sans contrainte jusqu’à être rattrapé par les obligations de la vie, financières notamment. Vivre en fonction de sa passion ne dure qu’un temps.

Le seul moyen que j’ai trouvé a cette époque était de n’écouter que mes propres désirs, afin de retrouver le souffle nécessaire pour revenir.

Fragilisé par tous ces événements, malgré le plaisir de vivre, il ma fallu rebondir après avoir touché le fond. J’ai alors cherché du travail et au hasard d’une recherche sur internet, j’ai trouvé une salle de sport qui recrutait un responsable, à Toulon.

Cette candidature n’a pas fonctionné mais m’a donné l’idée de travailler dans le milieu du sport. J’ai pensé pouvoir mettre à profit mon expérience de « commercial » avec mon goût pour le sport.

J’ai déposé en mains propres un CV dans une chaîne de salles de sport et j’ai décroché le job.

4. Comment ça se passe avec les adhérents ?

La salle fonctionne très bien, on a les meilleurs résultats de la France entière et les retours sont très positifs.

Sinon, il y a, pour schématiser, deux types de personnes : les sportifs très habitués, qui connaissent leurs attentes, et viennent là pour l’entrainement, l’entretien régulier. Ceux là ne sont pas très ouverts aux conseils, ni à l’accompagnement, pensant maîtriser leur domaine.

Concernant les débutants, ils doivent prendre leur marque. Parfois on rencontre des personnes qui n’ont même jamais pratiqué une activité physique, il faut les écouter, être attentif et bien les adapter à l’infrastructure.

5. Tes objectifs dans la vie ?

Je n’ai pas d’objectifs définis. Je suis un opportuniste et je ne m’interdis rien. Je sais que ce qui me guide dans la vie de toutes façons, c’est mon goût de la liberté, l’autonomie, l’apprentissage.

6. Fais-tu du sport et de quelle manière ?

Je pratique le sport très régulièrement et je m’oriente vers plus de pratiques telles le yoga, le qi-gong, l’automassage… J’aime tester et découvrir tout ce qui me semble bénéfique à mon corps.

7. Quelle est ta philosophie sur l’hygiène de vie ?

L’alimentation en premier lieu : une alimentation choisie, de bons produits mais simple et modérée.

Je fume 1 à 2 cigarettes le soir, parfois plus si je sors, mais sans plus. Je bois de l’alcool rarement et de moins en moins avec les années. Me concernant, une soirée agréable peut se passer de boisson alcoolisée me semble-t-il.
Je crois en la simplicité et la modération , en tout cas, c’est ainsi que je pratique.

8. Comment envisages-tu la vieillesse ?

Acheter un voilier et embarquer , ou en haut d’une montagne…
Aucun rêve ne m’est interdit, ce sera en fonction des opportunités, et où la vie me mènera.

9. Quels sont tes loisirs ?

Peindre, le street art, la lecture, le bricolage, le dessin…

Tout ce qui est susceptible d’exprimer une créativité à un moment donné, une façon de m’évader, de me détendre et de laisser s’exprimer mes émotions.

Je ne regarde plus la télé, je réserve un DVD lorsqu’avec mon fils, on choisit un film à regarder ensemble.

J’aspire au calme…

Merci Thomas du temps que tu nous a accordé et c’est avec plaisir qu’on te retrouve à la salle.

Pour notre part, nous avons rencontrés une personne authentique, agréable, qui transmet une bonne énergie dans son rôle de coach mais également lors de l’interview qui a réussi à transmettre de vrais valeurs à son équipe tout en dynamisant les performances de sa salle.

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