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Rencontre avec Olivier P.

Rencontre avec Olivier P. Posted on 4 octobre 2019Leave a comment

Le mal de dos 

Nous avons voulu développer un sujet qui correspond à ce qu’on a pu évoquer depuis la création du blog, à savoir comment se soigner à travers des méthodes simples et accessibles à tous. Une histoire a particulièrement attiré notre attention, il s’agit d’Olivier, chef d’entreprise, 50 ans, qui exerce un métier à la fois sédentaire et physique en fonction des besoins de son entreprise. 

Dans le cadre de son métier, Olivier  est soumis au stress de façon générale: responsabilité du bon fonctionnement de son activité , gestion financière, satisfaction de la clientèle… 

Olivier est parfois sujet au mal de dos.

Vous me direz : « c’est assez peu original » le mal de dos étant qualifié de mal du siècle.

Mais il a expérimenté une façon de se soigner à l’aide de différentes rencontres (médecine chinoise, entourage …) 
Nous avons alors décidé de lui poser quelques questions :

Te souviens- tu de la première fois où tu as eu mal au dos ?

Oui, suite à mon premier emploi saisonnier, à l’âge de 16 ans.
Embauché comme manœuvre dans l’entreprise de mon oncle pour tout l’été, j’ai travaillé comme un homme. 

Très sportif à cet âge là, j’avais le corps d’un adulte, et mon oncle m’a considéré comme tel. 
Travail quotidien dans des postures difficiles, beaucoup de charges à manipuler, à soulever, etc…

Au bout des deux mois de boulot, j’ai le souvenir d’avoir été contraint d’aller chez le médecin, de subir des séances de Kiné et de devoir arrêter le sport pendant 6 mois. Je pratiquais les sports nautiques et surtout le foot.

Suite à cette première crise de mal au dos, comment ça s’est passé ?

Jusqu’à l’âge de 40 ans, mon dos, au niveau des lombaires, m’a fait souffrir en continu, de façon lancinante avec des pics de douleurs liés à tel ou tel effort sportif. Les trajets en voiture étaient également source de déclenchement de douleur. 

Je pratiquais le foot, le squash. J’ai arrêté ces sports car trop violents pour mon dos, que ce soit dû aux chocs ou aux mauvais revêtements des sols.

Tu as donc cessé de pratiquer du sport ?

Non, je me suis inscrit dans une salle de sport.
J’ai insisté sur le gainage, les étirements et ça a été la source d’un soulagement réel, sans traitement d’appoint. 

Un médecin acupuncteur et homéopathe m’a également accompagné et m’a fait « lire » ces douleurs différemment. 

J’ai découvert qu’elles ont un sens, sont une expression corporelle d’un état de mon esprit. Le stress, les émotions négatives notamment dans le travail peuvent déclencher ces douleurs chez moi. 

A cette période, je me suis mis à méditer pour diminuer le stress et j’ai pris l’habitude de noter les éléments et facteurs importants qui entouraient une crise. Je me suis aperçu que l’insécurité financière avait pour conséquence un déclenchement de douleurs aiguës sans lien avec un effort particulier. 
J’ai alors réfléchi à mon parcours de vie afin d’observer les événements qui avaient pu entourer des crises aiguës.

Tu as un exemple en tête ?

J’ai le souvenir que la première fois, à 16 ans, j’avais besoin de la rémunération du travail que j’effectuais auprès de mon oncle pour financer notamment mes études. 

Mon oncle ne m’avait pas parlé de salaire. J’avais eu cette inquiétude en moi tout au long des deux mois de boulot…

Concrètement, tu dis que tu calmes une douleur en prenant conscience de son origine émotionnelle ?

Je m’efforce de faire le lien entre des connaissances scientifiques et mes observations. Je lis beaucoup de livres consacrés au cerveau, au corps, au développement de soi aussi. Je regarde des documentaires scientifiques, je lis des magazines spécialisés du type « science et vie » et j’essaie de confronter ce qui m’entoure, ce qui m’arrive, à ces vérités scientifiques.
Alors, concrètement oui, je soulage ou fait disparaître mes douleurs ainsi.

Tu continues de voir des médecins ?

Bien entendu.

Je n’omets jamais les progrès de la science notamment médicale pour comprendre le langage du corps. Il me tient à cœur de décrypter une réaction du corps, d’un point de vue strictement biologique ou métabolique et de rapprocher cette réaction d’une situation environnementale ou psychique.

C’est une sorte de mécanisme, chez moi, qui d’une part me passionne, que j’enrichis quotidiennement et d’autre part qui m’aide beaucoup.
Il est certain que ça ne se fait pas du jour au lendemain, et que la pratique quotidienne de la méditation et un esprit curieux sont les supports majeurs de cet état d’être.

Aujourd’hui , en tant que chef d’entreprise, comment gères-tu les problèmes financiers face à ce risque de mal au dos ?

Il est certain que je suis confronté en permanence aux problèmes d’argent dans mon entreprise. Mon dos est devenu une sorte de baromètre de mon niveau d’inquiétude face aux rentrées d’argent.

Le fait de connaître cette cause, me permet de me poser la question dès le retard d’un client. J’en prends conscience en me posant très clairement la question : « est ce que le client x est la cause de ma douleur en bas du dos ? » Ça diminue considérablement la douleur.

Cette méthode de « prise de conscience » est elle équivalente à la prise de médicaments ?

Pour moi, oui. Je parviens à cibler rapidement la cause émotionnelle de ma douleur. Il faut que j’identifie quand même avec précision quelles circonstances me posent problème et réveillent mes douleurs corporelles.

Utilises-tu cette technique pour d’autres maux ?

En effet, je me pose la question dès que j’ai mal quelque part. 
Je cherche à trouver une cause particulière liée à une émotion vécue. Des douleurs au ventre s’estompent rapidement dès que je prends conscience d’une peur quelconque qui m’habite à un moment donné. 

C’est une véritable gymnastique de l’esprit en lien avec la connaissance de soi.

Que conseilles-tu à nos lecteurs ?

A titre personnel, je suis plutôt rigoureux et pugnace dans tout ce que j’entreprends.

Quand je fais du sport, c’est au quotidien, je m’impose une alimentation équilibrée, un sommeil régulier, je ne fume pas, consomme très peu d’alcool.

Et tout ça est ponctué de moments de plaisir, de bien être, de loisirs qui sont des pauses où je m’enrichis culturellement, intellectuellement, émotionnellement, avec parfois des excès, et ça me permet de revenir dans le rythme du quotidien plus apaisé.

Alors, chacun doit trouver son équilibre en décidant d’abord de le chercher.
En pratiquant avant tout, un entretien sportif régulier, réalisé avec plaisir en incorporant gainage et étirements. 

Bien entendu, éviter la prise de poids qui impacte immédiatement le dos et les articulations. 

La médecine est là pour diagnostiquer et accompagner des problèmes de santé, ceci étant, s’accorder le temps de la réflexion et de la prise de conscience de son propre fonctionnement esprit /corps permet , à mon avis, d’éviter des douleurs et désagréments. 

Allons voir le médecin, mais prenons-nous en charge au préalable.

Remerciements :

Nous remercions Olivier pour sa disponibilité et le partage de son expérience qui fait écho à quelques uns de nos textes. 
« Les émotions »
« Le mal a dit »
« Le psoas »

Note de la rédaction : Les contenus de cette publication sont rédigés à des fins uniquement informatives. A aucun moment ils ne peuvent servir à poser des diagnostics ou à remplacer le travail d’un professionnel. Nous vous recommandons donc de consulter votre médecin de confiance.

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