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Ostéopathie biodynamique

Ostéopathie biodynamique Posted on 4 septembre 2020Leave a comment

Nous avons fait la rencontre de Simon Guinot, kinésithérapeute, ostéopathe praticien en biodynamie à Trets (13530).

Après des séances d’ostéopathie qu’il nous a dispensées, nous avons souhaité comprendre sa pratique, qui sort un peu de l’ordinaire: Simon ne touche pratiquement pas le patient. Le patient guérit … Mais comment ? 

Simon a accepté de se livrer à une petite interview: 

VOTRE PARCOURS ?

J’en suis à la phase 8 de formation en ostéo biodynamique sur 9 phases en tout.

J’ai découvert l’existence de cette pratique à la fin de mes études d’ostéopathie traditionnelle, par l’intervention d’une pratiquante lors d’une conférence.

Je suis également kynésithérapeute.

Mais je ne pratique plus que l’ostéopathie biodynamique.

Comment se déroule une séance ?

Je crée un contact aux chevilles du patient avec mes doigts.

Parfois, bien plus rarement, au crâne ou sur le côté du corps.

J’entre en connexion  : en fonction de la vitalité du patient, le travail va débuter immédiatement ou au bout de quelques minutes.

Je ressens un contact avec le fascia, je le touche comme un fluide, de l’eau, c’est comme un toucher embryologique.

Le fascia est comme la poche amniotique autour de l’enfant .

Je peux dire aussi que j’ai comme un coussin d’air entre les mains.

SENSATIONS ?

Je ressens des mouvements, de l’amplitude, je perçois des volumes, des sensations thermiques parfois, dans le patient et autour de lui également . Je perçois le corps dit « fluidique » , soit au delà du corps physique, soit parfois plus petit que celui-ci, notamment chez les dépressifs.

Je fais une sorte d’évaluation de ce corps fluidique, j’en repère les nœuds, les torsions, les tensions, parfois, les parties amputées, même si physiquement, il n’y a aucune blessure apparente.

Je perçois l’énergie qui va « regonfler » ce corps fluidique, cette énergie vient généralement du patient lui même, il est arrivé qu’elle provienne d’ailleurs, de l’extérieur, comme un souffle qui viendrait abreuver ce corps fluidique.

La présence de l’ostéopathe se doit d’être neutre, il ne fait qu’impulser ou accélerer la démarche du corps à s’auto soigner.

 Je n’ai pas de pensée particulière, je perçois la membrane du corps fluidique entre mes mains, et je l’observe sans intervenir. Je constate une situation de départ et une situation de fin au terme de la séance . C’est cette situation finale que je vais noter dans le dossier du patient.

Je ne fais que donner de l’espace à l’action du traitement du patient lui même.

Il peut m’arriver de percevoir aussi une odeur ou une lumière lors du traitement.

Il arrive de voir un méridien en particulier, tels qu’ils ont été définis par les médecines orientales.

LE PATIENT EST-IL INTERVENANT A SON TRAITEMENT ?

Oui, mais uniquement par son corps.

Même si son mental venait à vouloir bloquer un processus, le corps agirait quand même. Les causes psychologiques ne sont pas utiles ici à l’enclenchement du processus de traitement. L’ostéopathe est en dialogues avec les fluides, avec le corps.

PEUT ON AGIR SEUL SUR CE CORPS FLUIDIQUE ?

Bien entendu, de façon assez intuitive souvent.

Il est essentiel de ne pas le saturer également, en nourrissant par exemple le corps physique d’aliments lourds , d’émotions négatives également. Le corps fluidique va alors donner la sensation d’être collant, de manquer de fluidité justement.

PEUT-ON PARLER DE KARMA ?

On parle plutôt de QI dans cette technique comme en médecine chinoise. C’est à dire le souffle de vie. Le KARMA, quant à lui, fait également allusion aux vies passées.

Ici, on est dans le présent et dans le futur pour prévenir d’éventuels problèmes de santé. Même si le corps fluidique peut contenir des traces d’émotions passées ou de marqueurs trangénérationnels, le fait d’enclencher le traitement doit les faire disparaître, sans besoin d’en connaître leur cause initiale.

Le but est que le corps fluidique soit remis en état , ce qui soigne le corps physique et le mental, sans prise de conscience particulière .

CA SEMBLE UN PEU PARANORMAL ?

On est dans le monde des fluides invisibles. Alors,évidemment ce qui est invisible semble paranormal.

On parle de souffle de vie, on ignore parfois ce qu’est cette énergie qui pénétre l’espace du patient, c’est comme issu d’un canal qui se propagerait à l’infini… et on l’observe.

Il m’arrive même, hors séance, de voir certains corps fluidiques autour de personnes dans la rue, je perçois le rayonnement ou une certaine détresse des gens.

QUE PENSEZ VOUS DES MEDICAMENTS ?

Je trouve triste de se soigner de façon systématique selon un schéma occidental stéréotypé. Je trouve dommage de ne pas prendre un peu de temps.

On n’accorde pas de temps à la perception de notre corps, à l’écoute de ses besoins simples. L’homme fait taire son corps par toutes sortes de produits.

Bien entendu, les traitements médicaux s’avérent ponctuellement très efficaces .

ETES-VOUS CURIEUX DES AUTRES MEDECINES ?

Totalement, mais pas dans leur pratique, je suis curieux de connaître leur compréhension.

La biodynamique ne fait pas intervenir l’intention et on peut observer un traitement sans lien avec le mal décrit par le patient à l’origine, on laisse faire le corps…

PRESENTATION :

Je sui né au sein d’une famille en souffrance au moment de ma naissance.

Mon grand père paternel a commis un adultère qui a crée une révolte chez mon père et mon arrière grand père maternel s’est fait renverser par une voiture le jour de ma naissance.

Mon papa est décédé lorsque j’avais sept ans et demi.

Un cousin très proche de mon âge est décédé également.

J’ai eu une approche très phobique de la mort.

Vers 13/14 ans, une blessure au rugby m’a amené à voir un kiné et j’ai été enthousiasmé par son travail . Ce fut une révélation pour moi : ce sera mon futur métier.

J’ai vécu une certaine crise de repères entre ma pratique de la kinésithérapie et celle de l’ostéopathie biodynamique , il n’est  pas évident de passer d’une pratique manuelle à une pratique sans manipulation.

Aujourd’hui, je pratique toujours le rugby, j’ai 36 ans et je suis père d’un garçon et de trois filles.

J’ai une éducation chrétienne, je suis très ouvert en terme de spiritualité, même si j’ai une attirance naturelle pour Jesus Christ.

Je m’alimente de façon variée mais plutôt sainement, je pratique le jeûne dès que je tombe malade.

Je pratique la méditation lorsque je suis en séance avec un patient. Mon esprit vagabonde, je suis au repos.

ORIGINE DE L’OSTEO BIODYNAMIQUE :

Still et son disciple Sutherland sont à l’origine de la philosophie de cette technique , aux USA.

Still a découvert l’ostéopathie et la capacité selon lui du corps à guérir seul.

Puis Sutherland, après une carrière de journaliste, va s’orienter vers une formation en ostéopathie et va avoir l’intuition de pouvoir la faire évoluer.

Au départ fondateur de l’ostéopathie cranienne, Sutherland va au cours des années, orienter les soins vers le souffle de vie ( que l’on retrouve en médecine chinoise QI ou indienne , le prana) avec l’abandon de toutes contraintes externes sur le corps pour ne laisser agir que les fluides.

A mon sens, cette pratique de l’ostéopathie biodynamique ne requiert pas de connaissance médicale particulière, mais il est vrai que le cursus de formation est aujourd’hui réservé à des ostéopathes classiques, ayant déjà connaissance de l’anatomie et des techniques de manipulation du corps.

 Nous remercions Simon de nous avoir accordé du temps et d’avoir pris le soin de nous éclairer sur sa pratique. 

N’hésitez pas à tenter l’expérience.

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