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Migraine

Migraine Posted on 1 novembre 2019Leave a comment

De nos jours, la migraine (forme violente de maux de tête) est une maladie neurologique plutôt bénigne mais très handicapante qui touche environ 12% des adultes et 5 à 10% des enfants. 

Rencontre avec Séverine, qui souffre de migraines depuis son plus jeune âge.

Née à st Maur des fosses, j’ai énormément déménagé étant enfant. Je suis installée dans le sud depuis l’âge de 16 ans. J’ai suivi un cursus au CREPS pour obtenir un diplôme de coach sportif. 

J’ai pratiqué la danse, le fitness et j’aime nager. 

J’ai 49 ans et une fille de 20 ans.

Comment tu te définis ? 

Anxieuse, stressée , impulsive, voire colérique en privé, impatiente, vite agacée, 

mais a contrario patiente sur les choses essentielles de la vie, pleine d’empathie, honnête et gentille.

Depuis toujours, je ressens le besoin de bien faire pour être aimée, et depuis environ 4 ans, j’ai réussi à faire les actes pour moi, sans me soucier de plaire aux autres. 

Enfant très timide, j’ai réussi à m’extérioriser par ma volonté de m’ouvrir aux autres et particulièrement sur mon lieu de travail car je maîtrise parfaitement cet environnement.  

J’ai un besoin de tout contrôler, l’extérieur me crée du stress et de la peur, particulièrement pour ma fille et moi même. 

Depuis quand tu souffres de migraine?

Depuis l’âge de 6/7 ans, cependant, j’ai des souvenirs réels depuis mes 14 ans.

D’autres personnes de ta famille souffrent-elles de migraine ? 

Un cousin et une cousine du côté de mon père et de ma mère, pas de parents proches. 

Combien de temps dure ta douleur? 

Avant le protocole médical mis en place, la douleur pouvait atteindre plusieurs jours  et parfois nécessiter une hospitalisation via les urgences tellement le malaise était profond. 

Depuis la prise systématique de cachet dès les premières sensations, elle dure de 1/2 heure à 4 heures.

Comment la migraine se manifeste? 

Elle débute par un point douloureux côté droit de mon crâne, très rarement à gauche, puis s’étend à une grande partie de la tête. 

Elle entraîne des nausées, une vision altérée, une perte légère d’équilibre, un manque d’attention. 

Sans la prise immédiate de médicament, les symptômes peuvent devenir insupportables. 

À quelle fréquence as tu ces migraines? 

Avant le protocole, j’en avais environ 20 par mois, depuis le traitement de fond , environ 6/7 par mois. 

À quelle échelle de douleur la migraine se situe actuellement ? 

Elle ne dépasse plus 6 sur 10 sous traitement. 

À quel moment se déclenche-t-elle ? 

A tout moment , même dans mon sommeil. Ça me réveille tant la douleur est présente. 

À quel point ça te pollue la vie? 

Ça me pollue la vie en ce sens que ça nécessite une rigueur engendrée par le risque de souffrance. Sommeil régulier obligatoire, zéro alcool, pas d’abus alimentaire . C’est pesant sur le long terme. 

Quels sont les protocoles mis en place avant et depuis ta rencontre avec la neurologue? 

Avant, en état de crise, on me donnait des antidouleurs et des anti-inflammatoires, parfois en perfusion. 

Depuis, après un scanner visant à éliminer toute cause physiologique, la neurologue a mis en place un traitement de fond à base de « bêta bloquant » qu’elle souhaite à terme pouvoir stopper, TRIPTAN à prendre en cas de début de crise, et une ouverture à des pratiques telles que la méditation (depuis 1an).

Elle me fait noter tous les éléments entourant une crise: durée, niveau, aliments ingérés, environnement, heure de sommeil , etc

Le protocole a débuté par des visites tous les 3 mois, puis 6 mois et maintenant 8 mois. 

J’ai transformé aussi dès le réveil, les idées angoissantes par des pensées positives. Ça réduit considérablement mon niveau de stress sur le déroulé de la journée à venir. 

Merci à Séverine pour son témoignage encourageant pour les personnes qui vivent la même situation. 

Sur le même sujet, notre collaborateur Olivier M. qui souffre de migraines depuis quelques années a pris la décision d’avoir toujours un traitement médicamenteux à portée de mains, mais essaie à travers chaque crise, de trouver une solution alternative.

Tout d’abord , il visualise sa migraine comme un « bouchon » de sang dans sa tête, et l’élimine tout d’abord par la prise de conscience de l’élément stressant qui est pour lui la cause de déclenchement de sa migraine. Ensuite, de nuit comme de jour, il s’astreint à démarrer une activité physique dès qu’il ressent la crise: partir courir si possible, enchaîner des pompes ou squats , tant qu’il fait circuler son sang et active sa respiration pour l’oxygénation du sang et des cellules. 

Il est parvenu ainsi à stopper toutes les migraines au bout de quelques minutes sans absorber de médicament . 

Bien entendu, il a consulté un médecin pour l’accompagner dans sa démarche. 

Ils ont tous deux réussi à réduire fortement cette pathologie. On se rend compte que chaque cas est différent, à chacun de trouver le moyen de vivre avec.

Note de la rédaction : Les contenus de cette publication sont rédigés à des fins uniquement informatives. A aucun moment ils ne peuvent servir à poser des diagnostics ou à remplacer le travail d’un professionnel. Nous vous recommandons donc de consulter votre médecin de confiance.

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