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Manger aussi pour penser

Manger aussi pour penser Posted on 12 juin 2020Leave a comment

J’ai une envie de vous parler de nourriture !

Pour une fois, pas forcément de nourriture spirituelle, mais d’alimentation réelle.

Vous vous attendez ici à l’éloge d’une nourriture saine, pour une bonne santé de notre corps, etc… etc.

Et bien, oui et non ! C’est plus subtil que ça.

J’ai vu une émission passionnante sur les effets de ce que l’on mange sur notre cerveau et c’est totalement stupéfiant.

A partir d’études et d’expériences scientifiques complétes, les chercheurs ont pu déterminer avec précision que certains nutriments avaient un effet notoire sur notre cerveau, sur son fonctionnement.

Et ce, jusqu’à démontrer qu’une carence en tel ou tel apport alimentaire réduisait carrément notre intelligence, ou bien notre mémoire ou notre moral …

Heureusement, tout cela est bien souvent réversible si l’on recommence à apporter à notre cerveau les aliments qui lui faut.

A titre d’exemple, à partir de seulement 4 jours d’alimentation de type « fast food », des rats de laboratoire perdent leur capacité de mémorisation.

Alors, oui, on sait bien que se nourrir d’aliments tout préparés est mauvais pour le corps en général, ce n’est pas nouveau.

Et on se rassure en se disant que c’est de temps en temps, et qu’on mange plus sainement le reste du temps.

C’est certainement vrai,mais sommes- nous certains de diversifier suffisamment nos repas pour bien « nourrir » notre cerveau ?

Les chercheurs constatent que 80 % de la population a des carences en Omega 3.

Ces Oméga 3 sont connus dans leurs bienfaits sur le système cardio-vasculaire, sur la santé de la rétine, mais on sait moins que leur présence est essentielle pour que nos neurones communiquent. Le processus est complexe dans leur action, mais si on en manque, et bien à coup sûr, notre cerveau est ralenti.

Non seulement les informations circulent mal dans notre tête, mais en plus, ça rend « mou » et dépressif.

Savoir qu’on est 80 % à en manquer, c’est énorme.

On se dit qu’on a certes une alimentation variée, mais est-ce qu’on est sûr de manger quasi quotidiennement des poissons « gras » (maquereaux, sardines, saumons, thons…) , ou de l’huile de graine de lin ou de colza, ou des noix et amandes ?

Ce ne sont pas les seuls aliments à posséder ces Oméga 3 mais ce sont les plus riches.

Il est essentiel d’en manger car notre corps est incapable de fabriquer ces Oméga 3, il doit les absorber pour s’en servir.

Cet exemple concernant les Oméga 3 est flagrant car il touche un nombre très important de la population, mais c’est vrai pour plein d’autres nutriments, vitamines, etc.

Alors, mangeons de tout en changeant très souvent , pour une bonne santé de notre corps en général et une bonne mémoire, une bonne intelligence, et un bon moral !

Car les études montrent que le nombre de personnes dépressives est en constante augmentation, en lien avec l’appauvrissement de la qualité alimentaire.

Plus on mange mal, plus on est sujet à la déprime ou plus grave à la dépression, qui est une réelle maladie longue et difficile à soigner.

Vous me direz que les facteurs d’une dépression sont multiples et que seule l’alimentation ne peut tout expliquer, c’est une évidence, mais la corrélation avec le type d’alimentation et l’augmentation du nombre de malades est telle, que l’alimentation est au premier plan du facteur de risque ou au contraire, du facteur de préservation d’une bonne santé mentale.

Les études sur plus de 4000 femmes enceintes, pour lesquelles l’alimentation a été suivie à la loupe, et l’étude comportementale de leur nouveaux-nés et les 5 premières années de leur vie , ont montré que les bébés dont les mamans absorbaient de la nourriture industrielle régulièrement, développaient plus de troubles du sommeil, des comportements agités et colériques. Ces études ont été menées à Sydney et dans le nord de l’Europe.

Mais l’étude qui m’a le plus bluffé par son immédiateté, est celle menée sur des personnes qui sont conviées à prendre un petit déjeuner imposé, puis à répondre à des tests sur ordinateurs.

Leurs réponses varient selon qu’ils ont absorbé plus ou moins de sucre ou de protéine au petit déj’.

Quand le repas est plus riche en protéines qu’en sucre, les réponses sont plus basées sur la réflexion, les « bons » choix, alors que lorsque le repas est plus sucré, les réponses sont plus impulsives, plus basées sur l’émotion, l’irritabilité.

Qu’une même personne fasse un choix différent en fonction de ce qu’elle vient de manger m’a semblé incroyable, et pourtant…

Mais on reviendra avec un texte sur le sucre, votre drogue dure favorite !!!

Alors, à vos assiettes, variées, colorées, gourmandes !

Just try and see.

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