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Liberté

Liberté Posted on 3 avril 2020Leave a comment

Je pense qu’aujourd’hui, plus personne ne peut rester insensible à l’annonce du mot « LIBERTÉ ». Nous avons tous été touchés par ce début de confinement et à l’heure où j’écris ses premiers mots, nul ne sait où l’histoire va nous mener. Ce qui est sûr , c’est que notre privation de liberté n’a rien à voir avec les événements historiques qu’ont pu subir les générations précédentes, « même si certaines personnes ont été particulièrement touchées».

J’évoque ici les guerres, les déportations, les pouvoirs autoritaires ou les précédentes épidémies.
Qu’à cela ne tienne, la vision de la liberté qu’elle soit physique, morale ou intellectuelle, reste propre à chacun.

Aujourd’hui nous voyons bien les comportements et attitudes des gens. Dans les premiers jours de confinement. Les commerces ont été littéralement dévalisés. Il nous a fallu presque dix jours pour que l’entraide commence à se mettre en place. Moi-même, je n’ai pas respecté scrupuleusement le confinement au grand dam de certaines personnes qui se sont empressées de le diffuser sur les réseaux sociaux. Effectivement je l’ai fait par besoin de me sentir libre ou par pure inconscience face à l’évènement. Mais sachez que le traumatisme engendré par cette situation laissera des traces dans la population.

Chacun d’entre nous sera confronté à une blessure psychologique profonde : qu’elle soit due à l’incompréhension de la situation vécue, de l’impuissance, de l’enfermement, des sacrifices, de l’injustice ou des carences affectives, des séparations, de l’exclusion, du rejet, de la dévalorisation ou de l’abandon. L’ensemble de la population sera confrontée à une de ses blessures et celle ci restera gravée à jamais en nous.

Que nous enseigne la situation actuelle? Et bien elle montre à quel point notre vie, nos valeurs, notre entourage sont si fragiles. C’est dans l’adversité que l’on voit le vrai visage de chacun. Nous sommes confrontés à notre miroir. Ce qu’il nous renvoie se sont des vérités, des difficultés que l’on essaie depuis tant d’années à masquer. Alors aujourd’hui les questions existentielles ressurgissent : suis-je satisfait de mon emploi, suis-je bien dans mon logement, suis-je heureux dans mon couple, est-ce que ma vie correspond à mes attentes ?

Pour ceux qui vont vouloir trouver des échappatoires comme dans le sport, la nourriture, l’alcool, les jeux, la drogue… Ils vont vite être rattrapés par ces excès. Pour les personnes qui passent leurs journées à décrypter l’ensemble des informations sur le Covid19, elles vont se perdre dans la désinformation, dans les fake news, ou sur les sites complotistes au risque de créer en eux une multitude de peurs .

Il faut revenir à la raison, arrêter de passer des heures sur nos smartphones, nos enfants nous copient, comment voulez vous limiter leurs temps d’utilisation des téléphones après le confinement ?

Depuis le début de mon isolement, je me suis aperçu que j’avais le plus grand mal à faire fonctionner mon cerveau droit « siège de la créativité, de l’imagination, de l’intuition et des émotions, entre autres ». Très vite j’ai mis en place des barrières psychologiques de protection pour ne pas souffrir. Une organisation qui laisse très peu de place à la réflexion.

Le matin je me lève à 5h30, je commence par prendre connaissance des informations, petit-déjeuner, étirements et en route au travail « j’ai continué mon activité pendant le confinement », déjeuner, sieste de 15mn, puis des jeux « ping-pong, badminton, cartes… », 16h: vélo en moyenne pendant 40mn, gainage, étirements, douche, scrabble, 19h30 souper, film et coucher. Ouf. Rythme militaire, je vous rappelle nous sommes en guerre.

Je me suis aperçu que pendant cette période de 10 jours, j’étais incapable d’écrire, d’utiliser mon pendule, de lire ou d’avoir la moindre pensée sur mon avenir. Il faut reconnaître que notre cerveau a la capacité de se mettre en mode survie « on ne peut pas mieux faire ». Mais d’après les témoignages recueillis la tendance est similaire chez les autres.

Pour conclure : nous avons tant de mal à accepter « pour des raisons différentes » cette situation, que lorsqu’elle sera terminée et les interdictions levées, nous aurons le plus grand mal à remettre le nez dehors sans une certaine appréhension, se retrouver dans les transports, dans un lieu public, croiser quelqu’un, serrer des mains ou faire une accolade.

Il me semble qu’il faut juste que l’on accepte la situation actuelle, diminuer le plus possible l’actualité, de prendre conscience de notre blessure émotionnelle et surtout travailler sur nos pensées : concernant l’avenir, réfléchir sur le domaine familial, professionnel et environnemental. Sachez que nos pensées sont créatrices.

Bon courage à tous.

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