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Le mal du siècle : le mal de dos

Le mal du siècle : le mal de dos Posted on 5 avril 2019Leave a comment

Que l’on soit sportif assidu, sédentaire assis à un bureau ou dans une voiture, nous sommes une majorité à être confrontés à ce problème du mal de dos.

Lombalgie, cruralgie, crise sciatique.. et plus on avance dans l’âge , plus la douleur devient chronique, notre posture se modifie .. .

Mais combien d’entre nous savent qu’une grande partie de ces douleurs pourrait être évitée ?

Le responsable de plus de la moitié des problèmes de dos est le psoas, ou plutôt devrais-je dire, son mauvais entretien .

Le psoas est un muscle d’une très grande importance.

Lorsque le psoas est trop tendu, il exerce une tension beaucoup trop importante dans le bas du dos et engendre des douleurs lombaires.

Le psoas est également en cause dans plusieurs douleurs abdominales basses.

Chez les personnes âgées, il engendre une flexion du tronc vers l’avant. Qui n’a pas déjà remarqué que les personnes âgées ont tendance à marcher de plus en plus courbées vers l’avant. Ce faisant, elles perdent progressivement l’extension de la hanche; font des pas de plus en plus petits et leur équilibre devient de plus en plus précaire. Comme l’extension de la hanche se réduit, la lubrification de la partie arrière de celle-ci ne se fait plus correctement et les phénomènes de dégénérescence s’installent, nécessitant le plus souvent une intervention chirurgicale. Quand ils perdent leur viscosité, les différents muscles ou parties de muscles n’arrivent plus à glisser aisément les uns sur les autres (une adhérence ressemble à une cicatrice).

Un peu d’anatomie…où se trouve le psoas ?

Le psoas est un muscle qui part de la hanche, traverse l’abdomen et s’attache profondément sur les cinq vertèbres lombaires.

À quoi sert-il ?

Le psoas est un muscle puissant car c’est le plus grand fléchisseur de la cuisse sur le bassin.

Il contribue à la fois à la station debout en assurant l’équilibre du haut du corps et à la marche en permettant la flexion de la cuisse.

Il relie et maintient le haut et le bas du corps.

Les kinésithérapeutes le nomment « le muscle poubelle”, la médecine chinoise, les praticiens du yoga, l’ostéopathie « le muscle de l’âme » car il récupère non seulement la majorité des toxines du corps , mais également les traces de nos émotions, nos ressentis.

Toxines , émotions dans le psoas:

Le psoas, comme tous les organes du corps humain est entouré par un fascia.

Les fascias sont de minces membranes fibreuses qui constituent une sorte de gaine et enveloppent toutes les structures du corps (muscles et groupes musculaires, os, artères, organes, glandes, etc.). Exemple : Le fascia entourant les organes de l’abdomen se nomme le péritoine, celui du cœur : le péricarde, celui des poumons : la plèvre, le cerveau: les méninges etc…

Ils forment un réseau qui supporte et relie toutes ces structures – comme un filet bien ajusté.

Leur ensemble est parfois appelé « deuxième squelette » ou « structure subtile ».

Les fascias sont innervés. Les fibres qui les composent servent aussi de voie de circulation au liquide lymphatique. Ils l’acheminent aux vaisseaux lymphatiques, puis aux ganglions.

La biochimiste américaine Ida Rolf a été dans les années 1930 la première à étudier leurs propriétés, dont leur aspect « plastique » (qui peut garder des empreintes). «Langue du psychisme», ils peuvent garder en mémoire, pendant des années les stress et chocs subits. Tout traumatisme physique, psychologique, ou biologique rétracte et crispe le fascia, altère la qualité de distribution énergétique, sanguine, et perturbe l’équilibre de l’organisme.

Pourquoi le psoas réagit énormément au stress émotionnel et particulièrement, aux peurs ?

Parce que son fascia est relié à celui des reins. Or en Médecine Traditionnelle Chinoise, ces derniers sont reliés au sentiment de la peur. Et par le jeu de réseau entre les fascias, sont également concernés le diaphragme (maîtrise de la respiration, lien avec les lombaires…) et le colon.

Quand il existe un déséquilibre articulaire, psychique, une crispation ou un durcissement musculaire le fascia subit une contrainte mécanique qui l’oblige à trouver une compensation en provoquant par ailleurs un nouveau déséquilibre.

Étant donné les postures assises fréquentes dans les divers poste de travail, le psoas ne bénéficie pas d’étirement sur une base régulière, il accumule ces stress et devient rapidement tendu, voir même rétracté.

RÉSULTATS:

Des fascias qui ont perdu leurs propriétés peuvent engendrer divers problèmes comme de la douleur, des spasmes ou des tensions musculaires chroniques, une perturbation du métabolisme du muscle, une gêne articulaire, ou encore un déséquilibre dans les alignements corporels. Ces problèmes peuvent alors entraîner d’autres conséquences, comme des troubles digestifs, des névralgies, des difficultés respiratoires ou une fatigue générale.

Sur le plan énergétique, voici ce qu’on dit des fascias :

Les fascias constituent la base anatomique des méridiens et des points d’acupuncture : Les conclusions des chercheurs de la Southern Médical University tendent à considérer que le réseau de fascia du corps humain peut constituer le substrat physique des méridiens. Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont recouru à l’usage d’IRM pour reconstruire les réseaux de fascias en 3D et démontrer qu’ils correspondent aux parcours traditionnel des méridiens.

Ces recherches vont dans le sens de celle réalisée à l’INSERM de Montpellier par le professeur Senelar et le docteur Auziech. A l’aide d’un bistouri à lame cylindrique , des prélèvements de tissus au niveau des points d’acupuncture ont permis de révéler une structure spécifique de la peau et de la chair qui ressemble à une sorte de spirale enfermant, au centre, un ensemble neurovasculaire spiralé entouré d’un réseau à mailles serrées de fibres nerveuses. Le tout est enveloppé dans un tissu conjonctif d’emballage torsadé. Ce dernier contient une grande quantité de nerfs.

En somme, tous les fascias du corps sont connectés entre eux par un système nerveux très dense et les points qui les relient correspondent aux points d’acupuncture présents sur les méridiens ( conf. texte Chakras).

Concernant spécifiquement le psoas, son emplacement dans le corps l’expose à la captation d’émotions fortes:

En haut : Rapport avec le diaphragme d’où lien avec le stress ( toute réaction de peur, de surprise , etc… agit sur le diaphragme par une contraction de celui-ci ) et la douleur est accentuée par la toux.

Les muscles diaphragme et psoas sont intriqués. C’est pourquoi ils peuvent former une chaîne de tension : la crispation du diaphragme tend le psoas et réciproquement.

Chaque côté des lombaires : Rapport avec les reins dont l’émotion en Médecine Traditionnelle Chinoise est la peur (besoin de sécurité, peur de perte matérielle, affective…).

Rapport avec la chaîne ganglionnaire sympathique lombaire (action sur les viscères)

Rapport avec le plexus lombaire (nerf sciatique et nerf crural) d’où sciatalgie ou cruralgie.

Dans la fosse iliaque -la hanche : Rapport avec le colon (1ère partie et dernière partie), d’où constipation, colon = lien avec conflits familiaux.

Entretien du muscle psoas:

Il est nécessaire d’une part de le renforcer et de l’entretenir régulièrement par de l’exercice physique comme l’ensemble du corps, mais également de l’étirer correctement pour l’assouplir , lui permettre l’élimination des toxines qu’il emmagasine tout particulièrement.

( voir exercices simples d’assouplissement spécifique du psoas en fin de texte).

Le yoga est un excellent moyen de mesurer l’état de santé actuel du psoas. Il y a beaucoup de postures, telles que l’arbre, qui ne peuvent être correctement atteint si le psoas est contracté. La pratique du yoga par les exercices d’étirements, de renforcement des muscles profonds, de la respiration, est particulièrement indiquée pour le muscle psoas, mais déjà, pratiquer régulièrement les étirements décrits ci après :

Au réveil, dans le lit, ramener les genoux à la poitrine en expirant, à répéter 3 fois.

A tout moment de la journée, ramener un genou à la poitrine, en gardant l’autre jambe tendue. Maintenez 20 secondes.

Le demi-pont

Soulever le bassin pieds à plats au sol, genoux à 90 degrés, épaules au sol. Respirez profondément trois fois.

Posture du pigeon

Une jambe pliée devant vous, l’autre étendue derrière, laissez fondre votre bassin vers le sol. Le haut du corps droit ou plié vers l’avant selon votre souplesse.

Prenez soin de ce muscle, vous vous sentirez mieux dans votre corps et votre esprit.

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