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La peur du changement

La peur du changement Posted on 6 septembre 20191 Comment

Tout le monde a déjà fait l’expérience d’une sensation particulière, qui met tous nos sens en éveil, qui est plutôt désagréable, avec des ressentis physiques et émotionnels. 

La peur est une émotion très connue qui se manifeste par des réactions physiques souvent violentes comme la fuite, le cri, La Défense… etc 

La peur est souvent identifiée , soit à l’encontre d’animaux ( serpents, araignées…), de situations (le vide, la vitesse…) et cela peut aller jusqu’à la phobie qui est une peur maladive pouvant être handicapante au quotidien. Lutter contre ce type de peurs relèvent au delà de notre propre volonté, de techniques de psychothérapie, l’utilisation de nouvelles technologies (masque 3D), hypnose et autres. 

Je souhaite ici évoquer la manifestation de la peur sous une autre forme, plus insidieuse . 

Le langage verbal utilise très souvent ce terme et si on analyse un peu, ce n’est pas anodin. J’ai peur d’arriver en retard, j’ai peur d’échouer à mon examen, etc, etc. 

Ce type de peur n’entraîne pas du tout de sensations telles que celles décrites ci-dessus qui tiennent de nos réflexes primaires de survie. 

Ce type de peur génère du stress, des blocages inconscients et des attitudes souvent négatives. 

Ce type de peur tourne souvent autour de deux axes : l’inconnu et la perte. Il empêche de s’ouvrir à des rencontres, des expériences nouvelles par crainte de s’engager sur un terrain qui va nous sortir de notre zone de confort ou par crainte de perdre une chose ou un être cher, voire soi même.

On n’a pas tous l’âme d’un aventurier, c’est certain, mais si on s’attache un moment à observer les motivations de nos actions et de nos réactions, on s’apercevra souvent qu’on s’est empêché de faire ou de dire quelque chose par peur. 

Or, la peur, au delà de celle qui garantit notre survie,est irrationnelle. Elle est fabriquée par notre esprit car le danger est ici hypothétique. En prendre conscience est déjà un grand pas vers une libération. 

  • La peur du regard des autres qui nous pousse à un comportement stéréotypé. 

Par exemple, ne pas assumer un choix différent de la norme sociale peut rendre quelqu’un malheureux sa vie durant : une orientation sexuelle autre que celle attendue par nos parents est un exemple flagrant.

  • La peur de l’échec : ne pas tenter une école ou une carrière qui nous paraît trop ambitieuse , aller parler à un garçon ou une fille qui nous plait… 
  • La peur de revivre une situation douloureuse qui empêche d’oser rencontrer, échanger, partager. 

Enfin, le type de peur sur laquelle je souhaite insister est :

  • La peur du changement. La routine est souvent présentée comme ennuyeuse mais elle procure un sentiment de confort qu’il est parfois difficile de rompre. Une nouvelle situation va nécessiter une implication : soit physique, soit matérielle, soit intellectuelle. Il va falloir agir. C’est souvent par paresse ou par peur que l’inaction existe. On va alors se complaire dans une situation plus médiocre que celle que l’on souhaiterait obtenir. 

Il est tout à fait compréhensible d’avoir peur du changement et de résister, surtout pendant la première phase, la rupture. Ce qui est plus ou moins difficile ici, c’est d’accepter que ce que nous avons connu dans le passé ne sera plus là, ne reviendra plus. C’est l’étape où nous devons faire le deuil,  lâcher prise. Voilà le plus grand défi.

Par exemple, un changement imposé au travail nous obligera à faire le deuil de manières habituelles de travailler. La naissance d’un enfant nous obligera à modifier le fonctionnement de notre couple. Une séparation ou un décès nous obligera à envisager la vie autrement.

Comment maîtriser cette peur ?

D’abord, en faisant une place aux émotions que suscite le changement que nous vivons. Personne n’aime se sentir anxieux, menacé, désillusionné, en colère, incompétent, frustré ou coupable. Pourtant, il n’est pas rare même qu’un changement important entraîne une quantité d’émotions.

Ensuite, en prenant le temps de trouver le ou les deuils que nous devons faire. Il faut savoir que notre peur du changement est souvent à la mesure de ce que nous devons laisser derrière.

De plus, il n’est pas inutile de trouver du soutien autour de soi. Ce pourra être une personne de confiance et qui sera prête à nous écouter vraiment. Ce pourra aussi être un professionnel capable de garder une certaine distance pour mieux nous accompagner.

Et il est important d’apprendre à relativiser en centrant notre attention sur ce qui n’a pas changé. Nous sommes la même personne qui a déjà traversé des changements auparavant. Si nous avons réussi alors, nous avons la capacité de le faire à nouveau.

L’être humain sait s’adapter. Il grandit, fait des choix, évolue. Mais en cours de route, il développe souvent des idées qui ne l’aident pas du tout, qui favorisent son impuissance et rendent l’adaptation plus difficile. Des idées à propos de lui-même, de ses capacités. 

Par exemple:

C’est comme si je recommençais au début.

Je suis trop âgé pour changer, trop habitué.

Ces croyances le conduisent  à adopter une posture de victime. C’est bien connu, une des plus grandes source de stress, c’est le sentiment de ne pas avoir le contrôle. Il y a un tas de situations que nous ne pouvons contrôler, mais nous avons tous du pouvoir sur notre façon de percevoir celles-ci.

A ÉVITER 

  • S’entêter et refuser de lâcher prise. Pendant que nous continuons à résister, le temps passe. La rivière de notre vie s’écoule et nous retardons l’occasion d’évoluer et de créer notre vie autrement.
  • Revenir dans le passé. Devant de nouvelles situations, l’être humain cherche naturellement une réponse dans son répertoire de vieux comportements. S’ils ont déjà fonctionné, parfois ils ne sont plus adaptés à la nouvelle réalité. C’est le retour en arrière. Or, quand nous avons compris les deuils à faire, quand nous avons accepté que ce qui était ne sera plus, il faut maintenant créer, innover. Cette nouvelle réalité requiert donc de trouver des solutions nouvelles, de développer de nouveaux comportements. La vie ne sera plus comme avant, c’est certain, mais elle sera comme après.

SOLUTIONS 

  • Apprendre. En vieillissant, nous devons prendre la décision d’apprendre. Il faut lire, expérimenter, prendre de la formation, trouver du support externe, etc. Tout cela va nous permettre de créer du neuf.
  • Être patient. La personne qui vient de subir une séparation et qui se lance immédiatement dans une nouvelle relation sans réfléchir se condamne parfois à revivre le même scénario.  Elle doit prendre le temps de penser à ce quelle veut vraiment, au genre d’union ou de conjoint quelle souhaite.
  • Méditer, afin de faire le point sur ce que l’on veut profondément.
  • Oser.
  • Ne pas se créer de défis inutiles en analysant ce que l’on a et qui nous rend heureux, ne pas être dans l’insatisfaction permanente ni dans l’attentisme. Trouver son propre équilibre entre les deux en se questionnant soi même vraiment.

Just try and see.

1 comment

  1. Bonjour !
    C’est ce que je me suis proposée de faire, de vivre pleinement… OSER,
    Oser aller cueillir l’Amour, lui dire que c’était lui, quitte à me prendre une porte !
    Oser tout quitter et revenir dans la région où j’ai grandi, me rapprocher des miens,
    Oser recommencer une vie professionnelle en relevant un nouveau challenge… Réussir à me faire embaucher suite à ma mission intérimaire d’un an et demi,
    Oser vivre seule, enfin, pour moi, avec moi, pas égoïstement, plus justement…
    Enfin, briser les chaînes, sortit de ma Caverne de Platon et prendre ma vie à bras le corps sans jugement, sans à priori, avec bienveillance, confiance, harmonie et espoirs… Adieu les peurs inutiles qui empêchent… Après tout, on a qu’une Vie !
    SC

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