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Être proche

Être proche Posted on 15 novembre 2019Leave a comment

Je ressens le besoin de vous faire partager le rôle très important des proches, qui vont accompagner quotidiennement le malade. Tantôt être patient, « me concernant : tumeur à la mâchoire, accident de moto et infarctus ». Tantôt relié au malade « comme pour l’accident de Vincent et l’incident cardiaque de mon père ».

Je me rends bien compte à quel point l’amour pour la personne malade rentrera en résonance avec sa propre douleur. Tout d’abord, attendre une date d’intervention chirurgicale, apprendre par un malade,un proche ou un professionnel de santé les causes de son hospitalisation, n’ont pas les mêmes répercussions dans notre esprit.

Choqué, abasourdi et sonné, nous manquons de recul pour comprendre et retenir toutes les informations, sachant que vous allez être le relais de la communication. Dans l’affolement général, vous allez créer une onde de choc, en fonction de vos émotions et de la manière dont vous allez les communiquer. Vous allez répéter en boucle à chaque personne de votre entourage, pour les informer. Chacune d’entre elles sera également chargée d’informer l’entourage. Au fur et à mesure des informations, nous ne savons plus à qui nous l’avions dit, et ce que nous avons dit, sachant que l’évolution du malade et les changements de service vont créer d’innombrables incompréhensions.

Certaines personnes sont autorisées à venir d’autre non. Cela peut créer des frustrations,des incompréhensions, mais là encore, seul le patient décide en accord avec le corps médical. Certains patients comme moi ont besoin de se reconstruire, ils ne veulent pas dévoiler leur faiblesse. Donc il n’autorise pas les visites . Pour cela, les supports numériques sont d’excellents moyens de communication, ils rapprochent les distances, aident les personnes qui ne peuvent pas venir et permettent un contact permanent.

Chaque malade à un comportement différent face à la maladie,un effondrement total pour certains et pour d’autres une incroyable vitalité malgré les circonstances. On voit très souvent le malade avec des comportements totalement imprévisibles, certains vont avoir un regain de force à l’arrivée d’un professionnel de santé et dans la minute qui suit se retrouver en état de léthargie.

Tout au long de l’hospitalisation, il faut faire preuve de tact,d’écoute, de bienveillance et bien souvent beaucoup de force pour supporter l’épreuve pour la personne que l’on aime. Il y a beaucoup d’attention, de tendresse et d’amour pour le malade.

Le proche peut recevoir aussi de la tristesse, de la pitié, voire du dégoût de la part des visiteurs.

Et bien souvent, à la sortie de la chambre, avec un proche ou seul avant de s’endormir, on craque… tout le poids et l’énergie accumulés, face à l’impuissance et l’injustice qui frappe l’être aimé. Personne n’est là pour vous écouter,soutenir pour ressentir votre douleur. Bien plus tard après cet événement ,la douleur est bien présente, enfouie, masquée et si vous ne l’évacuez pas elle peut ressurgir en maladie. ( certains cancers déclenchés suite à de telles épreuves…).

Et l’enfant dans l’histoire, comment est- il géré ? Selon les familles et son âge, il peut être intégré aux événements, mais trop souvent écarté, isolé, banni de l’environnement du malade. Mais malgré tout, il entendra, observera, ressentira et le risque d’une mauvaise communication peut créer en lui un imaginaire catastrophique dans lequel il risquera de développer par la suite des allergies, des peurs, des phobies,des tics et parfois des tocs.

La maladie peut permettre à certaines personnes de profiter des circonstances pour renouer des contacts, d’effacer des vieilles blessures et des rancœurs. Pourquoi attendre des drames pour effectuer un pardon ? ( Conf. Le pardon).

Retour au calme, le patient est entre de bonnes mains, se rétablit lentement et nous commençons à envisager le retour.

De retour au foyer, convalescence, de nouvelles contraintes apparaissent. Changement de rythme, il faut être à la hauteur,aux petits soins, à l’écoute malgré la douleur, les peurs, les colères. On accepte, on ne dit rien, on lui trouve des excuses et malgré cela il n’est jamais content. Comme argument, il fait valoir sa blessure.

Sortie de l’événement douloureux, aucun remerciement aucune gratitude la vie reprend son cours tout simplement !!!

L’essentiel est le rétablissement du malade, mais il ne faut pas négliger les proches et l’impact que l’événement a eu sur eux.

Exercice de méditation.

Installez-vous confortablement, le dos bien droit dans un lieu calme paisible. Fermez les yeux, et visualisez de bonnes intentions envers toutes les personnes qui vous sont chères et qui en ont le plus besoin dans ce moment précis.

En reproduisant cet exercice régulièrement vous allez avoir une meilleure perception de vos ressentis et également une augmentation de votre état de conscience.

Autre exercice :

Prenez quelques secondes à tous moments de la journée et prenez contact avec le proche du malade, faite lui part de son importance, de l’amour qu’il mérite.

C’est le début de la pleine conscience.

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